Alcool au volant : seuils, points et sanctions

0,5 g/l, ou 0,2 en probatoire. Au-delà de 0,8, c'est un délit. Depuis la loi de 2025, les peines ont nettement augmenté.

Les seuils à connaître
La limite générale est de 0,5 gramme d'alcool par litre de sang, soit 0,25 milligramme par litre d'air expiré. Pour un conducteur en période probatoire, elle tombe à 0,2 g/l, un seuil si bas qu'un seul verre peut suffire à le franchir. Autant dire que la seule règle vraiment fiable reste zéro alcool avant de prendre le volant.
Jusqu'à 0,8 g/l : une contravention
Entre 0,5 et 0,79 g/l, l'infraction est une contravention de 4e classe. Elle coûte 135 € d'amende et 6 points, soit la moitié d'un permis classique d'un seul coup. Le permis n'est en général pas retenu à ce niveau, mais le juge peut prononcer une suspension allant jusqu'à trois ans si le dossier passe au tribunal.
Au-delà de 0,8 g/l : un délit
À partir de 0,8 g/l, ou en cas d'ivresse manifeste, vous basculez dans le pénal. La loi du 9 juillet 2025 a durci les peines : l'amende maximale est passée de 4 500 à 9 000 €, et la prison encourue de 2 à 3 ans. S'ajoutent le retrait de 6 points, une rétention immédiate du permis, une suspension administrative, puis, au jugement, une suspension ou une annulation pouvant atteindre cinq ans, souvent assortie d'un stage obligatoire et d'un éthylotest antidémarrage.
Le refus, le cumul, la récidive
Trois précisions importantes. Refuser le dépistage est un délit à part entière, puni comme l'alcoolémie délictuelle : refuser ne protège de rien. Le cumul alcool et stupéfiants constitue désormais un délit autonome, puni de 5 ans de prison, 15 000 € et 9 points. Enfin, la récidive entraîne l'annulation automatique du permis avec interdiction de le repasser.
Le cas du permis probatoire
Avec un seuil à 0,2 g/l et un capital de 6 points seulement, un jeune conducteur perd la totalité de ses points dès la première infraction alcool. Résultat : l'invalidation immédiate du permis, avec la lourde procédure de reconstitution qui l'accompagne.
Que faire après un contrôle positif
Les premières heures comptent. Ne signez rien sans avoir tout lu, demandez si besoin une contre-expertise sanguine, et notez les détails du contrôle (heure, appareil, date de sa dernière vérification). Vous disposez ensuite de 45 jours pour contester. Et tant que votre permis n'est pas invalidé, un stage de récupération peut vous rendre des points.
6 points en moins après un contrôle ?
Tant que votre permis n'est pas invalidé, un stage Atout Point vous rend jusqu'à 4 points en 2 jours.


