Loi Montagne : pneus hiver ou chaînes dès le 1er novembre

Dernière mise à jour : il y a 1 heure
Dimanche 1er novembre 2026, l'obligation d'équipements hivernaux entre de nouveau en vigueur sur certaines routes de montagne. Elle court jusqu'au 31 mars 2027. Vous partez au ski pour les vacances, vous travaillez en zone de montagne ou vous traversez simplement un massif : voici ce que la réglementation exige, ce qu'elle n'exige pas, et ce que vous risquez réellement.

Ce que prévoit la loi Montagne
La loi Montagne II, adoptée en décembre 2016, impose depuis le 1er novembre 2021 de s'équiper pour circuler en hiver sur certains axes de montagne. La période d'application est fixe : du 1er novembre au 31 mars de chaque année. Pour l'hiver qui s'ouvre, elle s'étend donc du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027.
Elle concerne 34 départements de massif, mais pas toutes leurs routes. Seuls les tronçons désignés par les préfectures sont visés, et l'entrée dans une zone réglementée est signalée par un panneau représentant une montagne, des chaînes et un pneu, accompagné d'un panonceau qui rappelle la période d'application. En pratique, c'est le panneau qui fait foi, pas la carte du département.

Deux façons d'être en règle
Le conducteur a le choix entre deux solutions.
Quatre pneus hiver ou quatre-saisons portant le marquage 3PMSF (3 Peak Mountain Snow Flake : une montagne à trois pics surmontée d'un flocon). Avec ce marquage sur chaque roue, vous n'avez rien d'autre à emporter. Deux pneus quatre-saisons seulement ne suffisent pas.
Des chaînes ou des chaussettes à neige dans le coffre, que vous pouvez monter rapidement si les conditions l'exigent, quel que soit le type de pneus de votre véhicule.
Deux précisions utiles. Depuis le 1er novembre 2024, le simple marquage M+S (boue et neige) n'est plus reconnu comme un pneu hiver : avec des pneus M+S, il faut aussi avoir des chaînes ou des chaussettes à bord. Les véhicules équipés de pneus à clous sont dispensés, et les poids lourds qui tractent une remorque doivent emporter des dispositifs amovibles même s'ils roulent en pneus hiver.
Entre les deux dispositifs amovibles, les chaînes conviennent à ceux qui montent souvent en altitude. Les chaussettes textiles, plus faciles à poser, suffisent pour un usage occasionnel.
Et la sanction ?
C'est là que les informations circulent mal. Plusieurs articles annoncent une amende de 135 euros. Or une amende ne peut être créée que par décret, et le ministère de l'Intérieur a indiqué, dans une réponse à une question écrite d'une sénatrice publiée le 12 février 2026, que cette obligation s'applique sans sanction. À la fin du mois de septembre 2026, le décret créant l'amende n'était toujours pas paru au Journal officiel, selon les médias spécialisés.
Cela peut évoluer. Avant de partir, consultez la rubrique équipements hivernaux du site de la Sécurité routière pour connaître la situation à la date de votre trajet.
L'absence d'amende ne signifie pas absence de conséquences. Un véhicule mal équipé peut rester bloqué sur une route enneigée, gêner la circulation et exposer ses occupants à un vrai danger. Côté assurance, les victimes d'un accident que vous provoquez restent indemnisées, mais vos propres dommages peuvent ne pas l'être si votre contrat contient une exclusion liée aux équipements d'hiver. Relisez les conditions de votre contrat avant le départ.
Votre check-list avant de prendre la route
Repérez le marquage 3PMSF sur le flanc de vos pneus, ou vérifiez qu'une paire de chaînes ou de chaussettes se trouve bien dans le coffre.
Essayez le montage une première fois dans votre garage, et non au bord d'une route enneigée, à la nuit tombante.
Contrôlez l'état de vos pneus : une sculpture usée n'accroche pas, même avec le bon marquage.
Si vous louez un véhicule, demandez au loueur ce dont il est équipé avant de signer.
Repérez les panneaux d'entrée de zone et les éventuelles restrictions imposées par la préfecture les jours de neige.
Prudence sur la neige, et sur votre solde de points
Les équipements ne remplacent pas la prudence. Sur chaussée glissante, les distances de freinage s'allongent et la vitesse adaptée n'est plus celle de la limitation affichée. Les infractions de vitesse et de distance de sécurité sont d'ailleurs parmi celles qui font perdre le plus de points. Si votre capital est entamé, un stage de sensibilisation à la sécurité routière dans un centre agréé permet de récupérer jusqu'à quatre points, à raison d'un stage par an.
Il vous manque des points ? Récupérez jusqu'à 4 points en 2 jours, dans un centre agréé par la préfecture.


