top of page

Chauffeur taxi ou VTC : protéger le permis dont dépend votre activité

Photo du rédacteur: Atout Point
Atout Point
il y a 6 jours
4 min de lecture

En bref : pour un chauffeur de taxi ou de VTC, perdre son permis, c'est perdre son revenu. Trois risques pèsent sur la carte professionnelle : une condamnation pour un délit qui retire 6 points (alcool, stupéfiants, grand excès de vitesse, refus d'obtempérer) interdit d'exercer ; une suspension décidée par le préfet peut durer deux fois plus longtemps que pour un particulier, sans aménagement possible ; et un permis invalidé oblige à rendre sa carte. Le stage de récupération de points (4 points, une fois par an) est le seul moyen rapide de remonter son solde.


Le permis, condition pour obtenir la carte professionnelle

Pour obtenir la carte de taxi ou de VTC, il faut un permis de conduire valide dont la période probatoire est terminée au moment de l'entrée dans la profession, soit 3 ans de permis B (2 ans après une conduite accompagnée). Il faut aussi remplir des conditions d'honorabilité.


Risque n° 1 : une condamnation qui interdit d'exercer

L'article R3120-8 du Code des transports interdit d'exercer à toute personne dont le bulletin n° 2 du casier judiciaire mentionne notamment :

  • une condamnation définitive pour un délit qui retire 6 points : conduite sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants, refus de vérification, refus d'obtempérer, ou grand excès de vitesse (50 km/h et plus), devenu un délit fin décembre 2025 ;

  • une condamnation pour conduite sans permis ou malgré une annulation, ou pour refus de rendre son permis après une invalidation ou une annulation.

Autrement dit, un seul grand excès de vitesse jugé par un tribunal peut aujourd'hui mettre fin à une carrière de chauffeur. Voir notre article Grand excès de vitesse : depuis fin 2025, c'est un délit.

Risque n° 2 : une suspension plus longue, sans permis blanc

  • Suspension par le préfet : pour un professionnel du transport de personnes, les durées maximales sont doublées (article L224-2 du Code de la route). Une suspension plafonnée à 6 mois pour un particulier peut ainsi aller jusqu'à 1 an pour un chauffeur.

  • Pas de permis blanc : une suspension préfectorale ne peut jamais être aménagée pour le travail.

  • Suspension par le juge : le juge peut parfois la limiter à la conduite en dehors de l'activité professionnelle, mais c'est interdit pour l'alcool, les stupéfiants, le grand excès de vitesse, le refus d'obtempérer, le délit de fuite et la conduite malgré une suspension.

Risque n° 3 : l'invalidation et la perte de la carte

La carte professionnelle doit être restituée lorsqu'une des conditions de sa délivrance cesse d'être remplie, comme un permis valide. À défaut, elle est retirée. En cas de manquement à la réglementation, l'autorité qui l'a délivrée peut aussi prononcer un avertissement ou un retrait temporaire ou définitif. Continuer à faire des courses sans carte expose à 3 ans de prison et 45 000 € d'amende.

Un permis invalidé (solde à zéro), c'est au minimum 6 mois sans conduire, une visite médicale, un test psychotechnique et un examen à repasser. Voir notre article Visite médicale et test psychotechnique.

Taxi et VTC : ce qui menace le permis et la carte professionnelle

Véhicule de société : les points restent pour le conducteur

Si vous conduisez un véhicule immatriculé au nom d'une société (votre employeur, votre société ou un loueur professionnel), son représentant légal doit désigner le conducteur dans les 45 jours. S'il ne le fait pas, la société paie une amende forfaitaire de 675 € (1 000 € si l'infraction est un délit). En pratique, les points sont donc retirés au chauffeur.


Comment protéger votre permis

  • Surveillez votre solde sur Mes Points Permis, au moins une fois par trimestre.

  • N'attendez pas d'être à 1 ou 2 points pour faire un stage : il ne se fait qu'une fois par an. Notre conseil : planifiez-le dès que votre solde passe sous 8 points.

  • Choisissez une date qui ne vous coûte pas de courses : le stage dure deux journées consécutives, jamais un dimanche ni un jour férié. Visez vos périodes creuses.

  • Ne confondez pas les formations : la formation continue obligatoire des chauffeurs (14 heures tous les 5 ans) ne rend aucun point. Seul le stage de sensibilisation à la sécurité routière en rend 4.

Tout sur les délais de récupération dans notre article Récupérer rapidement des points : les solutions légales.


Questions fréquentes


Un chauffeur de taxi ou de VTC peut-il faire un stage de récupération de points ?

Oui, avec les mêmes règles que tout conducteur : un stage volontaire par an au maximum, qui rend 4 points dans la limite de 12, à condition d'avoir encore au moins 1 point.



Le permis blanc existe-t-il pour les chauffeurs professionnels ?

Pas pour une suspension décidée par le préfet. Pour une suspension prononcée par le juge, elle peut être limitée à la conduite hors activité professionnelle, sauf pour l'alcool, les stupéfiants, le grand excès de vitesse, le refus d'obtempérer et le délit de fuite.


Un grand excès de vitesse peut-il faire perdre la carte VTC ?

Oui. Depuis fin décembre 2025, le grand excès de vitesse (50 km/h et plus) est un délit qui retire 6 points. Une condamnation inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire interdit d'exercer comme chauffeur de taxi ou de VTC.


La formation continue des chauffeurs rend-elle des points ?

Non. La formation continue obligatoire (14 heures tous les 5 ans) sert à conserver sa carte professionnelle. Seul le stage de sensibilisation à la sécurité routière permet de récupérer 4 points.



Sources



Besoin de récupérer des points ?

Réservez en ligne et récupérez jusqu'à 4 points en 2 jours avec Atout Point.



 
 
bottom of page